Journal de bord

Rouen Canteleu

Lorsque je quitte ma maison ce matin, le héron survolait la rue de l’Eglise. Je n’avais encore jamais observé cela. Et peu avant l’arrivée de mon train il est passé au dessus du quai… Est ce un signe ?

Et oui, quand je pars marcher, mon sac à dos est probablement trop petit emporter toute ma rationalité.

Toujours est-il que dans cette gare du Nord où je peine toujours un peu à m’orienter, j’ai eu la chance de trouver du premier coup la sortie la plus proche de l’endroit où j’ai rendez-vous avec mon bus.

Trajet somme toute confortable et sans histoires. Premier arrêt à Lille puis à Amiens, qui a été le point de départ de mon chemin montais.

Pour arriver après 5h30 de route à Rouen pour un montant imbattable de 34€. Comment se fait-il que le rail ne puisse concurrencer ces entreprises privées?

Le clou posé devant la cathédrale qui marque le début du Chemin de Rouen

Je retrouve Rouen qui, cette fois, est animé par une braderie qui sera couronnée ce soir par un concert « rock-trash-musette ».

Dommage, je ne pourrai pas m’y défouler, il y a un chemin qui m’attend.

Derrière votre pèlerin, LE Gros-Horloge, au masculin svp, car il paraît qu’en vieux françois c’était comme ça.

Ensuite je passe à côté de

Une église Sainte Jeanne d’Arc aux formes étonnantes à été érigée sur la place du Marché, à l’endroit exact où la pucelle a subi son supplice à 19 ans.

Vous avez déjà rencontré un boulevard des Français en Belgique ?

Après avoir croisé la rue Saint Jacques, je me retrouve sur les quais de la Seine pour une sortie de ville bien plus sympathique que le chemin tracé pour y entrer.

Je loge à Canteleu, chez Christine. Si mon hôtesse est très souriante, le quartier l’est un peu moins.

8 km

Journal de bord

Le chemin des miquelots

Au moyen-âge, les trois pèlerinages les plus importants étaient ceux de Jérusalem, de Rome et de Compostelle. Le quatrième était celui menant au Mont-Saint-Michel. Je n’ai pas envie de faire le voyage jusqu’en « Terre Sainte », qui malheureusement pour le moment est surtout « Terre de violence ». Je suis déjà jacquet et roumieux. Alors pourquoi-pas tenter le chemin des miquelots ?

En venant de Bruxelles, ou de Linkebeek d’ailleurs, son balisage commence à Amiens, depuis la Somme qui a été l’extrême limite du territoire des Ducs de Normandie. 

En y réfléchissant un peu, le but de ce voyage est particulier. Les autres chemins rejoignent les tombeaux du Christ ou de ses principaux apôtres, Pierre et Paul à Rome, ensuite Jacques, bien sûr, à Compostelle. Alors que celui du Mont, il même au lieu où on vénère un ange. Et même un gradé, un archange. Donc pas de tombeau, pas de châsse, pas de reliques… mais que va-t-on y honorer ? J’aimerais bien percer ce mystère.