Journal de bord

31 octobre Genêts

Avranches est située sur une butte à plus de 100 mètres au-dessus du niveau de la mer. À l’extrémité de la ville, j’emprunte donc une forte descente. Pendant ce trajet, je suis dépassé et croisé deux fois par ce sportif en jaune. Il ne doit pas y avoir beaucoup d’autres endroits pour se préparer à un trail.

J’ai déjà plusieurs fois pensé que je vous transmettais une image peut-être un peu enjolivée des décors dans lesquels je marche. Il est bien naturel de vouloir capter les endroits des plus beaux. Aujourd’hui j’ai décidé de vous montrer le pire endroit de ce chemin : le balisage me fait marcher sur ce sentier étroit entre l’autoroute et le chemin de fer. Heureusement la berne me protège des voitures, par contre sur ma droite les ronces sont plutôt agressives.

Après avoir viré à droite et traverser le passage à niveau, me voici enfin un environnement bucolique et tout plat. Le paysage de la baie .

Je longe un hippodrome très nature.

Là au fond se pointe, la silhouette très caractéristique de l’abbaye.

J’ai l’impression de suivre le cours d’une rivière côtière mais à la pointe du Grouin du sud, je découvre le Mont et son reflet dans l’eau de la baie. Effet Waouh!

Mais je dois lui tourner le dos pour joindre Saint-Léonard où je passerai la nuit avant de traverser.

Une nasse à homards oubliée
Un mouton des prés salés égaré

Denise, qui va m’héberger, a la gentillesse de bien vouloir garder mon sac, pendant que je continue ma promenade jusqu’à Genêts.

Le Mont Saint Michel, le rocher de Tombelaine et les troupeaux de moutons

L’église de Genêts

À Genêts, au panneau d’affichage de la mairie, je découvre une annonce pour un nouveau métier : Habilleur de couettes. Il est créatif, le Charly!

Retour à Saint Léonard , pour une visite de l’eco-musée de la baie.

Ce soir, je dors en face du Mont, ce qui me permet de l’observer dans un décor changeant d’heure en heure.